Archive for the ‘Législation poker’ Category

Après le « Vendredi noir », le poker se réinvente

Bwin.party Digital Entertainment Plc et d’autres sociétés britanniques offrant du poker en ligne ont profité de la répression des entreprises rivales aux Etats-Unis.

Les fondateurs de Pokerstars, Full Tilt Poker et Absolute Poker ont été parmi les 11 personnes inculpées par les procureurs fédéraux le 15 avril, pour les infractions de fraude bancaire, blanchiment d’argent et paris illégaux. Le jour après l’événement, les actions Bwin ont grimpé de 30%. Les investisseurs ont spéculé que la société gagnerait les joueurs qui auraient auparavant essayé les jeux plus prolifiques des concurrents des États-Unis.

« Il y a eu un grand émoi dans le marché; beaucoup des problèmes dans le domaine ont été causés par PokerStars », a déclaré l’analyste James Hollins. « Mais ils ont passé les dernières années à recycler une quantité énorme de l’argent des États-Unis en Europe, et les rendements ont été énormes. Ils ont toujours beaucoup, beaucoup d’argent, et une marque puissante ».

Après avoir dû cesser d’offrir du poker en ligne aux Américains, PokerStars a perdu 29% de ses joueurs et Full Tilt Poker a diminué de 36%, selon PokerScout, un site web qui surveille le trafic sur les sites de poker.

Pourtant, le site de poker de Bwin.party n’a gagné que 1% et son système Ongame a perdu 10%. Microgaming, le système utilisé par Ladbrokes Plc, a perdu 5% et le site de poker de 888 Holdings Plc a augmenté de 3%, selon le même PokerScout.

Les cadres de Bwin.party ont rapporté une « encourageante » croissance de 33% dans la moyenne quotidienne des nouvelles inscriptions pour la seconde moitié d’avril.

« Nous pensons que cela représente un significatif, quoique petit premier pas vers le retour à la croissance de notre entreprise de poker », a déclaré Jim Ryan, l’un des dirigeants de la co-entreprise. Il a aussi dit qu’il était trop tôt pour évaluer pleinement l’impact, parce que PokerStars et Full Tilt ont encore une « formidable présence » en Europe.

PokerStars, Full Tilt Poker et Absolute Poker ont convenu de remettre les fonds dus aux clients américains et n’ont aucune restriction à s’adresser aux clients non-américains.

L’acte d’accusation et une plainte civile déposée par le Procureur des États-Unis Preet Bharara demandent des sanctions de 3 milliards de dollars et la confiscation de biens des sociétés impliquées.

« Ces chiffres feront une brèche importante dans leur capacité à financer les initiatives agressives de marketing », estime l’analyste Gavin Kelleher.

Maintenant, on s’attend qu’une partie de l’argent obtenu par certaines sociétés aux Etats-Unis soit investie en Europe. Les gains seront plus visibles à long terme.

En ce qui concerne les sociétés bannies aux Etats-Unis, une condamnation pourrait coûter à PokerStars et Full Tilt leurs autorisations italienne et française, et pourrait entraver leurs efforts d’obtenir la licence dans d’autres pays européens.

Full Tilt tarde à rembourser l’argent aux joueurs

Les joueurs cherchant à obtenir les soldes de leurs comptes sur Full Tilt Poker pourraient avoir à attendre plus longtemps que prévu. Selon une nouvelle déclaration parue sur le site Full Tilt Poker, le site doit encore mettre au point le plan pour remettre de l’argent dans les comptes des joueurs de poker américains. Il n’y a pas encore une date prévue à laquelle les joueurs peuvent s’attendre à recevoir des fonds.

Les nouvelles viennent à la suite des développements importants dans les efforts de remboursement des autres sites bannis aux Etats-Unis. PokerStars a récemment annoncé qu’il avait remboursé plus de 100 millions de dollars aux joueurs américains – avant que d’autres sites retournent un seul dollar. En outre, Absolute Poker a annoncé qu’il est advenu à un accord avec le ministère américain de la Justice – le même que pour Full Tilt et Poker Stars – et peut désormais utiliser son nom de domaine afin de rembourser l’argent dû aux joueurs des États-Unis.

Quelques jours après les événements du 15 avril, Full Tilt Poker et PokerStars ont convenu avec le ministère de la Justice de maintenir leurs sites fonctionnels seulement pour restituer les fonds à leurs joueurs américains. Cela a apaisé les soucis de nombreux joueurs qui ont d’abord craint d’avoir perdu les soldes de leurs comptes.

Cependant, alors que PokerStars a été en mesure de passer immédiatement au traitement des remboursements, Full Tilt Poker a amorcé le processus avec plus de difficulté. Les joueurs américains ont reçu des explications par une déclaration faite sur le site FTP.

« Depuis le 15 avril, Full Tilt Poker s’est confronté à de nombreux défis et obstacles pour assurer le bon fonctionnement de ses activités internationales et la bonne organisation du retour des fonds aux joueurs américains », dit la déclaration.

« FTP a travaillé sans relâche pour répondre à ces questions et a fait des progrès significatifs sur les deux fronts. Les affaires internationales de FTP retournent à la normale tandis que nous nous concentrons sur le remboursement sûr et ordonné de dépôts des joueurs des États-Unis. Nous sommes absolument déterminés à faire en sorte que les joueurs des États-Unis soient payés dès que possible. Nous nous excusons pour le retard et le fait que nous avons sous-estimé le temps qu’il faudrait pour résoudre ces questions. Nous allons tenir au courant nos joueurs des États-Unis quand nous aurons des informations plus précises. »

eCOGRA fait équipe avec CEN pour la protection des joueurs

Le Comité européen de normalisation (CEN) a publié le tout premier accord pan-européen de la protection des consommateurs. On y travaillait depuis quelque temps et c’était un projet pour lequel les autorités de réglementation des jeux en ligne et les associations professionnelles ont fait des pressions. L’objectif du CEN est de faciliter un marché unique pour l’industrie et les consommateurs européens dans les 31 pays membres de l’UE.

Cet accord d’atelier du CEN, intitulé « Responsible Remote Gambling Measures » définit neuf objectifs de la politique pour la protection des joueurs en ligne dans l’Union Européenne. Il suggère en outre 134 mesures spécifiques essentielles pour s’assurer que ces objectifs sont effectivement remplis.

Les neuf objectifs stratégiques sont: la protection des clients vulnérables, la prévention du jeu chez les mineurs, la lutte contre la fraude, la protection de la vie privée, le jeu équitable, les paiements corrects, le marketing responsable, la satisfaction du client et la sécurité de l’environnement d’exploitation.

Ces objectifs ne sont pas nouveaux. Ce qui constitue une nouveauté, c’est qu’on a fait les premiers pas pour créer une plate-forme commune destinée à la mise en oeuvre de ces objectifs. Les spécialistes du jeu compulsif, les joueurs en ligne, les représentants de l’industrie et les universitaires étaient tous représentés à l’atelier et ont montré du consensus sur ces questions.

Andrew Beveridge, chef de la direction eCOGRA, a présidé l’atelier CEN et il s’est félicité de ce dernier développement. Il a déclaré: « Au cours des 7 derniers mois, le CEN a fourni la plate-forme pour cet accord afin de garantir un haut niveau de protection des consommateurs dans toute l’Europe, ce qui est vital pour l’industrie du jeu en ligne. eCOGRA entend accorder ses propres exigences eGAP avec ces mesures de contrôle de l’accord CEN, d’où résultent aussi des bénéfices pour eCOGRA, ses titulaires de certifications et les joueurs. »

Le dirigeant eCOGRA a ajouté que cet accord ne pouvait que compléter les normes actuelles de l’industrie et devrait faire partie également des réglementations nationales et européennes du jeu en ligne.

L’Association européenne des jeux et paris (EGBA) et l’Association des Jeux à Distance (RGA) ont reconnu la réalisation de grande envergure de la CEN. Le Comité européen de normalisation est l’un des trois organismes européens de ce type reconnus officiellement par l’Union européenne.

Caesars Entertainment débarque en Italie

Caesars Entertainment a étendu sa présence virtuelle en Europe, signant un contrat avec un fournisseur italien, censé promouvoir des tournois de poker en ligne et hors ligne sous sa marque World Series of Poker.

Caesars Interactive Entertainment Inc., qui est une filiale de la compagnie, a annoncé qu’elle avait convenu sur un accord avec la société Microgame, qui exploite le plus grand réseau de poker en ligne sur le marché italien, réglementé depuis peu.

Les termes du contrat n’ont pas été divulgués.

« Il y a beaucoup d’avantages dans cette affaire si nous l’exécutons correctement », a dit Seth Palansky, un porte-parole de Caesars Interactive.

Une décision de la Commission Européenne, qui est l’organe exécutif de l’Union Européenne, a déterminé l’ouverture du marché des jeux en ligne italien. Mais avant que le pays ait changé sa législation, le Comité olympique italien et la Commission nationale des éleveurs de chevaux Enhancement Society avaient le droit exclusif d’organiser les paris sportifs, y compris les jeux en ligne.

« Cet accord est une étape logique dans notre stratégie d’expansion européenne et mondiale de nous associer à des sociétés locales, puisque nous cherchons à développer la marque WSOP », a déclaré le chef de la direction de Caesars Interactive, Mitch Garber. Garber est l’ancien directeur général de PartyGaming, la société de jeu en ligne fondée en 1997.

People’s Poker, le réseau de Microgame comptant plus de 120 sites, sera co-marqué, avec la marque WSOP, et servira de plaque tournante pour le poker en ligne sur le marché italien.

Dans le cadre de l’accord, Microgame deviendra le fournisseur exclusif en Italie des événements WSOP. Microgame agira également comme bureau de réservation de pré-inscription exclusive pour les joueurs italiens qui vont participer aux événements WSOP de Las Vegas.

La société, anciennement Harrah’s Interactive Entertainment, a déjà conclu des accords pour trois sites de jeu de marque au Royaume-Uni. Palansky dit que les marques britanniques de la société sont WSOP.com, caesarscasino.com et caesarsbingo.com.

« Nous nous attendons au moins à un autre marché de l’Union Européenne l’année prochaine, dit-il. Notre état d’esprit a été de regarder les possibilités d’expansion marché par marché ».

Quant au marché américain, Palansky a refusé de discuter du projet de loi de Harry Reid visant à légaliser le poker en ligne dans le pays. Le marché italien, où Caesars vient d’entrer, est considéré comme l’un des plus grands et plus lucratifs au monde, selon la Commission Européenne.

Titan.fr obtient l’agrément de l’Arjel

La récente ouverture du marché de paris en ligne a créé beaucoup d’émoi en France et notamment dans la communauté des joueurs. Jour après jour, l’industrie se renouvelle avec de nouveaux entrants, à la grande joie des passionnés. Il est donc une excellente nouvelle à apprendre que Titan Poker a obtenu l’autorisation d’exploiter une salle de poker en ligne dans la juridiction française en toute légalité.

L’Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) a accordé à Titan.fr le droit d’offrir ses services en France. The Nation Traffic SAS, les propriétaires de la salle, qui est parfois considérée comme la troisième plus grande au monde, sont très heureux de cette annonce. The Nation Traffic est une société par actions simplifiée fondée en 2010 dans le seul but de devenir un opérateur de jeux en ligne réglementé en France.

Titan.fr sera prochainement un site de jeux opérationnel et à présent, il affiche le message de bienvenue suivant: Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture très prochaine du nouveau site phare de jeux en ligne. Le 18 novembre 2010, l’Autorité de régulation des jeux en ligne a délivré à Titan.fr un agrément pour le poker.

Benjamin Issembert, président de The Nation Traffic SAS, a annoncé également des promotions pour les joueurs et des programmes d’affiliation dans un proche avenir. Commentant sur la signification du nom de domaine français pour Titan poker, M. Issember a déclaré, lors d’une conférence de presse, que la nouvelle licence représentait une « étape dans le processus d’élargissement du milieu concurrentiel » sur le marché français en pleine croissance.

Issembert a ajouté avec pleine confiance: « Nous sommes convaincus, sans l’ombre d’un doute, que nous allons réussir…sur le marché français du poker ».

Se conformant aux strictes dispositions de la législation française, The Nation Traffic SAS a mis en place des mesures de sécurité pour tenir sous contrôle le risque de jeu pathologique ou compulsif. La société a publié une déclaration selon laquelle elle offrirait aux joueurs les moyens de surveiller leur activité et de limiter ou de réduire leur activité sur le site si de tels problèmes apparaissent.

Playtech et Microgaming font leur entrée en France

La France a commencé à réglementer l’activité de poker en ligne au début de l’été 2010 et l’initiative pourrait devenir l’une de succès en Europe et non seulement. Par voie des licences et des taxes, les joueurs français peuvent désormais participer à leur jeu de poker favori sur Internet, sans craindre des répercussions juridiques. Les deux plus nouveaux  membres de l’espace de poker en ligne « libre » sont les géants des jeux Playtech et Microgaming.

Playtech Ltd. est un développeur et concepteur de jeux et de poker en ligne, qui se concentre sur les applications terrestres et mobiles. Récemment, ils ont lancé un réseau de poker tout nouveau, exclusivement pour les joueurs français. La première salle à débarquer sur l’Internet sera Chilipoker, première room légale du réseau iPoker en France.

« Je suis convaincu qu’il se développera jusqu’à devenir l’un des réseaux les plus fluides en France », dit Mor Weizer, PDG de Playtech. « Comme le marché se développe dans sa forme réglementée, la France a le potentiel de devenir un marché local substantiel ».

Le suivant dans le train en marche est Microgaming, qui a récemment obtenu une licence d’exploitation à l’intérieur des frontières françaises. Cela signifie qu’on attend le lancement d’un autre site 888 et peut-être Absolute Poker dans le proche avenir.

« L’annonce d’aujourd’hui représente une étape importante dans le développement de l’industrie et marque le début de la collaboration des sociétés européennes dans le domaine des jeux en ligne pour accroître leur compétitivité », a déclaré Roger Raatgever, PDG de Microgaming.

Le système de régulation du gouvernement, même si fonctionnel , est loin d’être parfait. Il y a des choses à apprendre de cette expérience, de bonnes et de mauvaises. Mais dans l’ensemble, il est encourageant de voir le jeu se développer.